
Bloquer devant les touches du clavier. Hésiter longuement, tenter une phrase, la relire, la supprimer. Recommencer. Ainsi de suite jusqu'à ce que la fatigue nous consume. J'ai relu quelques textes qui commencent à dater, des mots qui, mis bout à bout, forment des textes pas si dégueulasse que ça. Mais je crois que j'en ai un peu assez de la fantaisie, de l'abstrait, du fictif. J'aimerais bien que toi, lecteur hasardeux, lecteur qui tue le temps sur un blog au pif, lecteur qui me lit de temps en temps sans que je n'en sache rien, ou lecteur que je connais, ami, parent, animal de compagnie s'il en est, j'aimerais disais-je que tu puisses voir autre chose de moi que cette mélasse de mots indigestes qui frisent la dépression chronique pour quiconque me lit.
Subséquemment (j'adore mettre changer un mot simple avec un synonyme qui a plus de syllabes, je sais je suis fourbe) quoi de plus commun et de plus compliqué que de te raconter ma journée sans que cette idée ne te donne envie de prendre la corde au cou?
Alors pour te situer le bordel : je rentre de deux semaines de vacances, où mon rythme était plus ou moins identique aux semaines normales à savoir que je me lève au plus tôt vers 10h et que je me couche aux alentours de 2h30-3h. Parce que je suis à la fac, en sociologie (j'ai tellement l'habitude d'utiliser le mot « sociologique » que je l'ai écrit 4 fois avant de réussir à lâcher le bon mot –') et à Montpellier. Donc pour résumer ce semestre je me suis bouffée des statistiques, de l'éthologie (science du comportement animalier), de l'informatique (comme tous les malheureux victimes du complot du C2I, mes frères et s½urs, vous n'êtes pas seuls dans cette épreuve !). Bon y a des langues, mais j'me torche avec (et oui, ceci est une image, j'ai un rouleau de PQ, comme tout le monde, chez moi, pas une collection de langues rangés par ordre croissant de rugosité quoi ahah !). Bref tu t'en fous et tu fais bien. Mais de mon côté, ces matières plus chiantes qu'un laxatif concentré et plus fatigantes qu'une boîte de somnifères ne m'a pas encouragé des masses à réviser mes gentils petits cours aussi sexy que le gamin imaginaire de Joséphine ange gardien et Ribery, si tu vois le genre (ahah, t'as vu la culture de ouf que j'ai ? C'est partie, j'peux jouer au Trivial Poursuite now !), ces vacances, bien que ces dernières soient faites pour ça ouiouijesaisçavaroh.
Donc hier, comme une fleur (quelle expression de merde d'ailleurs, t'imagines t'arrives comme un chrysanthème ? Le bordeeeeel que ça foutrait !), je me pointe à la fac, me motive pour aller à un cours de trois heures et j'arrive à tenir... 25 minutes tout au plus. Oui HONTE A MOI, que Dieu me foudroie sur place par tant de fainéantise ! (enfin entre nous soit dit, ce n'est pas une obligation ni une volonté personnelle hein : D ). Non mais lecteur, je te juuuure sur la vie de mon (je cherche mais j'ai pas d'animal chez moi, enfin y a bien eut des cafards au tout début, mais je suis pas sûre que ça compte ahah !), sur la vie de mon pot de fleur donc, que c'était horrible. Dernier cours de l'année avec lui, maître Dark Vador, en costume noir quel que soit le temps, fait toujours la gueule, parle pour rien dire, quand il ouvre la gueule c'est pour répéter les mêmes phrases sorties au premier semestre... Bref, j'peux pas me piffrer son cours (OK PAUSE : j'ai respiré, ouioui ça m'arrive souvent même, et d'un coup j'ai sentie l'odeur du Saint Moret s'teuplé ! Tu crois que c'est un message subliminal de mon ventre même pas enceint qui fait des siennes ? RAH putain, j'en ai envie maintenant, chiotte de rat à la poêle quoi... bon je reviens au sujet, je penserais moins au Saint Moret du coup). Et là, alors que j'essayais lamentablement de fuir ce cours le plus discrètement possible dans un amphi où quand tu respires ça raisonne, M. me dit de passer chez elle plus tard, dans la soirée, pour bosser le partiel d'éthologie. Bonne poire je dis oui. On sort. AH MAIS OUI PUTAIN LA BIO (c'est plus court que éthologie) C'EST DEMAIN MATIN SA MERE LA PUTE ! (ça n'a rien de personnel, je t'assure, c'est juste un réflex qui fout bien la honte quand la mère de ton/ta pote chez qui tu passes un bon après-midi passe en mode furtif derrière toi quand je joue à Burnout Revange et que j'engueule les putains de civils qui changent de voie exprès pour me percuter, les encucuduboidboubou (phrase fétiche de mon père quand j'étais toute pitite : D) Bref, oui, cette annonce sonné le glas ! Parce que moi, pas folle, je me voyais déjà en vacances d'été (4 mois pour profiter de la vie étudiante, ça va on a vu pire (a) ) et que j'avais oublié la proximité de ces partiels de merde : D
Donc hier soir, entre un chinois (la bouffe) et quelques épisodes de Kaamelott pour se détendre du stress engendré par le manque de travail et qu'au pied du mur on est dans le caca (ON EN A GROS !), M. et moi avons torché le semestre en l'espace de 4h. Mais tu te doutes que ce n'est pas assez approfondi pour faire quelque chose de bien. SAUF QUE (ahaha suspens !) sauf que le partiel, coefficient 8 (aaaahouiiiiquandmêmehein !) c'est un putain de QCM. Donc, honnêtement, c'est pas mal pour nous \o/. Je suis rentrée chez moi en prenant le tram, l'ambiance dehors était très glauque, un mac venait régler une affaire entre deux de ces filles qui avaient un différent de territoire d'après ce que j'ai entendu, j'ai pas chercher à comprendre, le mec était trop bourré et violent pour que je m'approche, même pour regarder dans combien de temps devait arriver le tram, parce qu'il faisait froid vers minuit. Puis j'ai passé un peu de temps avec Amourmacoloc, puis suis allée me pieuter sans oublier, bonne mère, de mettre le réveil pour 6h50, sinon me connaissant, je me serais réveillée ce matin vers midi, tu vois le genre (Bon je reviens, mon colocataire a laissé son pc dans ma chambre, et j'ai l'impression d'être à côté d'un réacteur d'Airbus, c'est pas légal de faire un bruit pareil t'sais ! ) (Voilà, de retour, pour vous jouer un mauvais tour blablabla, et non le pc n'a pas décollé, tant pis : D)
Bref, ce matin je me suis donc levée, habillée toussa toussa, et je suis partie pour la fac. AH mais bordel, les relents de pots d'échappement au réveil quand on traverse un carrefour en frôlant les bagnoles qui roulent à pleine vitesse (sensation que j'adore littéralement, ce petit frisson qui court le long de l'échine quand tu pourrais te faire renverser au centimètre près... oui je suis comme ça aussi) et en évitant de te prendre un tram dans la gueule parce qu'il arrive comme un sournois, c'est rude à 7h20. Surtout quand on me connait. Parce que mon excuse pour tout c'est : nan mais c'est parce que je suis fatiguée/pas réveillée. OR quand je me réveille, il est 14h et doucement je commence à fatiguer. C'est un cercle vicieux j'te dis ! Bref, 7h20, ce matin, dans le tram même pas bondé d'ailleurs, tellement rare à cette heure (alors que toi tu dis que les gens dorment ou prennent la voiture.. puis un jour tu prends la voiture à Montpellier, et tu comprends leur douleur. Oui je plains les automobilistes de Montpellier, les pauvres, ils en chient des boulets de canon tellement c'est insupportable le trafic !) que j'ai hésité à remercier le Pape tu vois le genre (bon je l'ai pas fait, faut pas pousser mémé dans les orgies quoi), les écouteurs dans les oreilles sinon les bruits me font péter un câble le matin, et pouf, 10 minutes plus tard je sortais à mon arrêt. Là je me roule une clope, parce que je ne déjeune pas à 7h, ni à 8h d'ailleurs, enfin surtout pas quand j'ai cours, et que je bois un café viteuf en entrant à la fac. AHAH ça me fait marrer d'ailleurs, parce qu'à la fac dans laquelle je suis, il y a des marches d'escalier qui se cassent la gueule, tous les bâtiments ne sont pas toujours aux normes pour que les personnes handicapées puissent circuler tranquillement, etc. Par contre il y a plus de 10 machines à café, sans compter qu'il y a deux cafétérias où, tu vas rire, ils servent du café ! Nan mais j'te jure, ils font de nous des drogués ! Enfin bon, ça aide parfois. Et donc là, en ayant chopé mon café, je suis allée devant la salle d'examen. Je me grille deux clopes avec quelques connaissances, puis M et Cé me rejoignent. On bavarde quelques minutes, se plaignant du froid, des examens, de la météo à chier, des élections (je n'en parlerai pas plus). Ci arrive enfin (jamais pressée et elle a bien raison). On rentre, trouve quatre places pas trop devant. Et là, arrive le questionnaire : 54 questions. Et tu vas rire mais sur le coup j'en connaissais disons un tiers (ce qui n'est pas mal, le reste y a beaucoup à déduire, et à tenter de se rappeler et prier pour que tes potes se souviennent mieux que toi) mais LA, de suite, 14h plus tard, impossible de me souvenir de la moindre petite question. En tout cas c'était assez chiant, bien que les filles et moi on s'est bien marré. Voilà, une grande partie de mon semestre repose sur ce partiel avec un coefficient de bâtard pour une matière qui n'est même pas dans mon domaine. Et demain j'ai une journée conférence, ô joie ô engouement de me retrouver enfermer une journée avec des têtes de n½uds/misogynes/racistes/etc (parce que j'ai un homme en tête et que ce crétin cumule tout). BREF, donc pour compenser mon ras le cul, j'ai commandé sur internet quelques bijoux pas chers et sympa, j'hésite à me prendre un putain de sac à dos, j'en ai besoin mais j'aimerai bien pouvoir garder des thunes de côté pour genre.. payer mon loyer de cet été sans les bourses.
Voilà voilà, sur ce je te laisse, gentil lecteur, et je vais prendre une douche et pioncer, pour être en forme pour une conférence de 12h ( - ½ heure pour bouffer. Enjoy !)
Je te bave sur la joue droite, avec toute mon affection.
See you !
PS: je cassedédi cet article à Marion, tu lis ça bestah? (voilà, première et dernière fois que je l'emploie comme dans un article, mais c'est bien parce que c'est toi :) )
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